« Gentleman 2.0 » de Dadju : Dans les arcanes d’une stratégie basée sur du storytelling (4 / Fin)

Si le coup est réussi, c’est parce-que dans toutes ses vidéos, Dadju ne se contente pas de faire découvrir des chansons. A travers les mises en scène, il invite ses fans au cœur de la préparation de l’album principalement, mais pas de façon lapidaire. Il les invite au cœur de sa vie de couple. Que l’histoire soit vraie ou fausse, il en ressort que le fictif est transposé sur son vécu, à travers des références à des faits réels, et c’est là toute la magie de cette stratégie.

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Chaque vidéo a trois phases entremêlées ou plus. La première, c’est la chanson telle qu’elle est, avec ses vraies paroles. La seconde consiste, à travers une mise en scène, à déballer l’histoire, et la dernière se charge d’inviter les fans au cœur de la préparation de l’album (stratégies, choix, programmes, évolution…). Place à la deuxième vidéo !

Seconde chance :

Mise en ligne : 24 novembre (jour de la sortie de l’album)
Durée : 11 : 50
Nombre de vues : 1 775 958 (Lors de la publication de l’article)

Dadju a le dos au mur. Il semble être pris à son petit jeu devenu un piège, sans qu’il n’en mesure rapidement les proportions. Trop tard ! La photo prise à son insu ne va pas tarder à faire ses effets. Dadju reçoit un message de son épouse avec un contenu très explicite. Expéditeur « Lily » (Tiens ! On a enfin son prénom. On se sent plus proche, plus familier, on compatit. On a même envie de prendre partie pour elle) / Message « J’suis Choquée… Tu m’dégoutes Dadju, c’est ça le studio? ! » A l’appui, la photo en question. Il s’est fait prendre la main dans le sac. Alors commence l’épisode où il tentera de se faire pardonner et recoler les morceaux.

Si Dadju demeure le personnage principal, on a presqu’envie de le détester. La succession des événements crée chez l’internaute, de l’antipathie contre lui. Cette antipathie, on la convertit très rapidement en sympathie pour sa femme. La victime capte toutes les attentions !

Du coté des filles, la femme de Dadju est effondrée, elle se sent trahie. Elle se confie à son amie. Elle parle de la photo, explique qu’elle ne peut pas arrêter de la regarder. Tout porte à croire que c’est cette amie qui a l’a prise, ou pas…. Elles parlent de la petite, leur fille à tous les deux (avec Dadju). On se sent à nouveau dans la vraie vie.
Monsieur sait qu’il a merdé. Il veut arranger les choses. Il essaie de renouer le contact. Il s’en veut. Mais est-ce encore possible ?

« Te perdre, c’est risquer de tomber de haut
Je n’peux plus voler avec une seule aile dans le dos
(J’ai essayé)
C’est peut-être pas la dernière fois que je faute
Mais prendre un mur parfois, j’te jure c’est tout ce qui me faut
(Ça va pas durer) »

Les choses se précisent. La solidarité entre femme, le sens de la véritable amitié, l’importance de la prise de décision, toutes ces valeurs font surface. La photo a été prise par la pote de Lily, la femme de Dadju. Elle clarifie les choses avec la « maitresse » qui se trouve être une amie à elle : Shirley. Alors elle lui exige de mettre fin à cette relation. Elle tempère. Elle menace. Elle est catégorique. Shirley est effondrée. Shirley, jusque là simple maitresse, une fois que son prénom est dévoilé, prend de la valeur. On sent tout de suite qu’elle ne sortira pas si facilement du scénario.

De retour chez sa pote, l’amie « super-héros pour couple » explique tout à Lily. Elle lui demande d’accorder une dernière conversation à Dadju. Elle accepte !

La rencontre se déroule dans les locaux de « Universal Music ». Séquence « Inside » bien menée. Juste après la séance pré-écoute de l’album qui a eu lieu la veille de la mise en ligne de la vidéo. Le timing parfait apporte son grain de sel à la stratégie.
La maitresse, Shirley, est présente mais elle déchantera très vite. Dadju a déjà fait son choix. Il le lui fait savoir. Elle quitte les lieux. Lily et lui se rencontrent. Ils discutent. La femme a mal, elle repense à tous les mensonges, elle le lui rappelle, encore et encore. Elle tempête, bastonne sa conscience, sermonne son honneur, fusille son sens de la responsabilité. Elle implique sa fille. Un homme aussi fort soit-il, se sent à genou dans ce genre de moments-là. Elle a su le toucher. Il n’a plus les mots. Il demande une seconde chance. Elle lui explique qu’elle ne sait plus. Elle doit réfléchir. L’histoire finie ici en pointillés.

Si l’histoire s’arrêtait là, le suspens n’aurait pas été entretenu. Une dernière séquence va rattraper le tire. Shirley découvre qu’elle est enceinte. Elle contacte Dadju. Elle lui explique qu’ils doivent parler. Elle lui annonce qu’elle est enceinte. La grosse claque !

Dadju l’avait dit dans le titre intro, « Je vais vous raconter plusieurs histoires dans l’album, il y en a qui me concernent, d’autres non. Je vais vous laisser deviner ce qui ne me concerne pas ». Pensez-vous que cette histoire le concerne ? Heureusement ou malheureusement, il n’y aura pas de suite. Cette suite, c’est à chacun de l’écrire !

Une chose est presque certaine, cette stratégie inspirera plusieurs, au grand bonheur des mélomanes et des férues des coups très fins ! Enfin, espérons le !

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M.C Agnini
M. C. Agnini, c’est ainsi qu’il faudra m’appeler, à l’état civil ce sera Stéphane Tano Agnini. La Côte d’Ivoire est la terre qui m’a vu naître, alors il a été décidé que je sois Ivoirien. Je le suis donc. L’Afrique, oh ce beau continent ! c’est dans cette Afrique que ma chère Côte d’Ivoire a bien voulu élire domicile, quelque part dans sa partie occidentale. Je suis Africain .

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