6 mars 2015
Abidjan et son transport low-cost à prix d’or : « le bus de la SOTRA »
Se déplacer à Abidjan est un véritable casse-tête. Le souci n’est pas de ne pas parvenir à trouver facilement son chemin, mais plutôt le moyen de locomotion adéquat. Citée cosmopolite, la ville connait à l’instar des grandes capitales, une démographie galopante. Les transports en commun sont alors très prisés pour les déplacements. Parmi eux, un moyen low-cost qui coûte de l’or : le bus de la SOTRA (Société des TRansports Abidjanais). Découverte insolite.

Dès 1960 les dirigeants de la Côte d’Ivoire mettent sur pied la SOTRA, une société anonyme à participation financière publique détenue majoritairement par l’Etat. Depuis cette date jusqu’à aujourd’hui, cette société a connu bien de difficultés et a vu maintes fois son parc automobile pris d’assaut par des pyromanes d’une autre ère lors de troubles sociaux.
Le bus c’est une affaire de « durs »
Les usagers des bus abidjanais le savent tous, la première vertu à avoir c’est la patience. C’est même une nécessité. A l’arrêt, vous pouvez poiroter pendant 15 minutes à 30 minutes voire 1 heure ou 2 avant qu’un bus ne se pointe. Tout est une question de disponibilité. Pour un rendez-vous très important, mieux vaut se rendre à l’arrêt au moins 2 heures avant, ou opter pour un autre moyen de transport.
Ceux qui font le plus gros frais de l’irrégularité du bus, ce sont les élèves et étudiants, sa plus grande part d’usagers d’ailleurs. Pour certains dont les cours débutent à 8 heures du matin, il faut rejoindre l’arrêt de bus dès 5 heures pour espérer ne pas être en retard. Une fois les usagers à l’arrêt, alignés dans des rangs aux longueurs effrayantes, pouvoir monter à bord du bus est une autre affaire.
